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21 mayo 2007

LE DÉCÈS DE DAVID

(Par María Novoa, journaliste de service journal ISA, à partir du rapport « La Verdad Sea Dicha » (La Vérité soit Dite).

Plus de un million 200 mille mexicain partent chaque année depuis leurs lieux d'origine dans le pays pour travailler comme journaliers dans des champs de travail.

Marguerite Nemesio, de l'association civile Tlachinollan, révèle - dans le programme de télévision « La Verdad Sea Dicha » (La Vérité soit Dite) du gouvernement légitime du Mexique - que la migration interne est principalement composé des journaliers agricoles et ses familles : « les journaliers agricoles sont une force composée de familles et presque dans leur totalité ils sont indigènes ; il insère à des mineurs d'âge, des femmes qui nourrissent, des femmes enceintes ».

Cette obsession de l'époque de la Révolution Industrielle pour les enfants et les femmes se reproduit sans frein dans notre Mexique actuel ; c'est une obsession pour le capital vorace, que les enfants - s'ils sont des indigènes c’est mieux – qu’ils sucent terre, sueur et fatigue pour qu'ils s'habituent au futur qui les attend, et cela au cas où il les attend : « hommes aussi et gens du troisième âge ». Pourquoi pas ? , ils disent que les vieux sont comme les enfants, c'est-à-dire, au Mexique actuel l'enfance est interdite et la vieillesse ne signifie surtout pas, s’asseoir à remémorer.

Marguerite nous informe que dans les champs de travail on viole toutes leurs garanties à la population indigène et migrante. Oui, à des pas, mètres, kilomètres au plus loin de notre maison, l'être humain est annihilée ; comme à d'autres époques, nous ne voulons pas voir la fumée qui sort des champs de concentration et, par conséquent, nous ne sommes pas innocents de ce crime.

Marguerite Nemesio continue à parler dans l'écran de « La Verdad Sea Dicha : « Les contrats sont verbaux, ce qui ne permet alors pas de créer les meilleures conditions de travail, c’est à l’origine qu’on génère les anomalies ; en arrivant au champ, le patron dira peut-être qu'ils ont de grandes chambres pour eux, mais la réalité est que elles sont de 3 m par 6 m, pas plus grandes, n’ayant pas de lits ; pour ce qui est les douches, elles sont infimes, dans des champs où on loge parfois de 300 à 3000 journaliers agricoles. Ces champs sont normalement entourés et divisés par des canaux d'irrigation ; ces canaux on suppose qu’ils les installent des purifiants pour que l'eau soit dans des bonnes conditions pour la famille. Non, ces canaux étant d'irrigation sont complètement infectés et le seul contact provoque des maladies ».

Marguerite n'arrête pas de parler et je n'ai pas le coeur pour éteindre la télé et renoncer à être coupable : « La paie d'une journée est de 68 pesos, ceci dans une journée de 8 heures, mais en réalité l'accord est fait plutôt avec le journalier, ceci est : si tu coupes et remplies une certaine quantité de bacs, ils le appellent des tâches ; si la limite sont 50 bacs, à partir de là si tu coupes un bac de plus, ils te donnent un peso de plus, alors nous parlons qu'au terme d'une journée de 8 heures ils reçoivent 120 ou 150 pesos, toujours en relation avec la quantité de bacs qu’ils ont pu récolter à la fin du jour, mais ceci représente trois ou quatre tâches ce qui nous parle d'un travail forfaitaire et le travail forfaitaire implique une exploitation ».

« Pour un mineur, couper cette quantité de bacs est exhaustif, la Loi Fédérale du Travail interdit l'embauche de mineurs de 14 années, il est établi uniquement entre les 14 et 16 années, selon le type d'activité à effectuer ; la Constitution, notre Constitution Mexicaine, ne permet pas, bien au contraire, l'embauche de main d'oeuvre infantile et ce sujet s'est beaucoup accentué à partir de ce qui s’est passé avec David ».

Apparemment, le jour où les enfants jouent avec les cadeaux que les Rois Magiciens ont apporté pour eux, David travaillait dans les champs de Sinaloa pour un salaire misérable, le seul cadeau qui est arrivé pour David a été la mort. Il avait seulement 8 années et sa taille était tout petite, comme ils sont normalement les enfants dans notre pays, toujours trop petits pour leur âge.

David était un de tant d'enfants qui émigrent avec leur famille et il a eu ses 8 ans le jour où il est sorti de sa Communauté en Ayotzinapa, Veracruz, où il était né ; Il est parti pour travailler dans un des champs agricoles de Sinaloa, pour une entreprise appelée Paredes Agricoles pour laquelle, comme d'autres, la vie d'un enfant n'a pas d’importance s’il s'agit d'augmenter ses profits.

Le 6 janvier, ¿ pourquoi a-t-il dû être ce jour maudit ? , peut-être parce que pour l'avidité des hommes riches tous les jours sont bons pour tuer, il « se trouvait avec sa mère et ses frères en récoltant des tomates, il a trébuché avec un fil qui sert comme guide pour les sillons et puisque le fil était couvert par la terre David ne l'a pas vu ; le tracteur a été jeté en arrière et il lui a donné un coup direct dans la tête » ; il est mort dans ce moment, enfant, sans savoir qu'il était le Jour des Rois Magiciens ; il est mort sans savoir que son obligation était de montrer et jouer avec ses cadeaux ; en réalité il est mort sans savoir ce que sont les cadeaux et les Rois Magiciens et l'enfance mème.

« Quand l’agent du ministère public est venu témoigner l'acte, il a spécifié que le décès du mineur a été en voie publique par traumatisme cranio-encéphalique ; on comprend alors que l'enfant est mort dans la rue, et non pas dans le champ agricole, et cela délie automatiquement à l'entreprise ».

Fallait plus ! , que en plus de perdre un bon journalier de 8 années, le patron devrait payer une indemnisation. La faute est des enfants de ce pays pour mourir dans les rues, dans les ponceaux de nos villes, dans les champs agricoles, et l'entreprise, nous dit Marguerite, « a été déliée de la responsabilité qui par loi lui correspond et à ceci je me réfère spécifiquement avec l'indemnisation ». ¿ Il est où l’État, elle est où la justice la justice pour fair payer à ceux qui n’ont pas de concience ? Il n'existe pas, il n'y est pas.

À Madame Zavala, épouse d'un monsieur très humain lui aussi, qui fait des fraudes pour gagner des élections et qui s’appelle Calderón, ce qu’elle fait est attaquer la loi de l'avortement pour le DF, ça lui afflige énormément à Madame parce que - elle dit - accepter cette loi est accepter la loi du fort sur le faible ; il faut dire qu'à Madame Zavala ne lui inquiete pas David, ni la forte entreprise qui exploitait le faible David ; ça ne l’inquiete pas du tout le décès d’un petit journalier. Il serait bien de pouvoir lui enlever le sourire et l’inquietude pour ceux non nés d'un coup aussi certain.

« Si les conditions de travail de l'entreprise et de toutes ces entreprises trasnacionales seraient beaucoup plus adéquates et en accord avec les termes de loi, et pour ceci je parle de meilleurs salaires et de meilleures conditions, les pères n’auraient pas la nécessité de dire `donnez du travail à mon petit' ; ils devraient être capables de fournir des meilleures conditions de travail pour que ces pères ne laissent pas que les mineurs soient contractés ; tant que cela n'existera pas nous continuerons à voir population infantile en travaillant dans des situations comme celles de David ou pires encore. C’est l’esclavage, exploitation égale à esclavage et ceci est uni à la marginalisation et l'exclusion ».

Ceci nous dit Marguerite et je peux seulement penser à ces vers que peut-être beaucoup d’entre vous n'oubliez toujours pas : « Qui sauvera à ce gamin, mineur qu’un grain d'avoine ? D’où sortira le marteau, bourreau de cette chaîne ? ».

ISA Noticias

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