Ville de Mexico, Mexique, le 21 mai 2007.
Tous les jeudis dans l'après-midi, les couloirs du troisième étage du siège du Cabinet Légitime sont remplis de gens provenant de différents coins du pays. Ils vont aux réunions de travail auxquelles semaine après semaine convoque le Secrétariat des Finances Publiques pour traiter, directement avec son responsable, Mario Di Costanzo Armenta, une diversité de sujets, tous, comme une partie de l'action de gouvernement que ce secrétariat soutient.
Le service journal ISA a été présent jeudi dernier pour obtenir une esquisse de ce que chaque semaine se passe à cet endroit. Cette fois, des compagnons de basse de la Californie Sud, de l’État du Mexique, Puebla, Aguascalientes et de la capitale du pays se sont rendus à la réunion.
On a exposé les politiques publiques du Gouvernement Légitime en matière économique comparées avec celles que sont présentées par le gouvernement usurpeur. Également, on a présenté le pain « Mon Général », ainsi que d'autres produits alternatifs élaborés à base de soya et de cacao. Et on a traité le sujet de la Banque Sociale, projet qui commence à rendre des fruits non seulement aux gens de la Ville du Mexique mais des différents états qui conforment la République mexicaine.
La Banque Sociale réunit ainsi, semaine après semaine, à chaque fois, davantage de personnes intéressées dans le projet, ce pourquoi nous interviewons à propos du projet à Mario Di Costanzo.
— En quoi ça consiste le projet de Banque Sociale que met en marche ton Secrétariat ?
— Nous l’appelons Banque Sociale, bien qu'elle ait ses fondements dans la Banque Éthique ; celle-ci a une série d'adjectifs qui vont au-delà de la Banque Sociale elle-même ; par exemple, une Banque Sociale est pensée comme une Banque que ne poursuit pas de fins de profit ou que va s'occuper d’un segment de la population auquel les banques normales ne sont pas intéressées ; et la Banque Éthique n'est pas régie par la taille ou segment du marché qu’elle cherche, en effet, elle cherche une rentabilité économique, bien qu'elle souligne son compromis social et avec l'environnement ; dans notre cas, elle se focalise évidemment à des secteurs que la banque commerciale ne couvre pas.
Sous cette perspective, ce que nous faisons ici jeudi après-midi est de favoriser les groupes de la Banque Éthique qui travaillaient déjà depuis trois années, de partager avec les gens nos expériences et aussi induire les gens qui ont des projets productifs pour qu'ils puissent être organisés d'une telle manière avec la Banque Éthique qui opère actuellement ou avec une Banque Éthique qu'ils mêmes développent pour commencer à produire leur force productive propre.
—Quel type de personnes vient aux réunions ?
—Viennent des gens très variés ; des personnes de classe moyenne haute et moyenne qui veulent être partie d’une épargne jusqu'à des gens de ressources très faibles qui apportent leurs projets productifs propres ; viennent des étudiants, indépendants, des professionnels qui ont l'intérêt d'être organisés pour mener à bien des projets.
—Quelle est la mécanique ?
—Habituellement, aux gens qui viennent pour la première fois, on leur donne une explication de ce qui est la Banque Éthique et on choisit ensuite des projets que semaine après semaine sont présentés. Nous réunissons alors les personnes qui veulent mener à bien un certain projet avec les personnes qui épargnent à travers la Banque Éthique et on produit ces cellules que je dirais sont d'épargne et aussi de réalisation de projets ; mais, en outre, le Secrétariat des Finances Publiques du Gouvernement Légitime pense lancer des nouveaux projets, autres lignes de travail, outre la Banque Éthique, parce qu'une autre situation que nous avons remarqué est qu'il est nécessaire de fortifier le cadre juridique de la Banque Éthique. Alors, nous travaillons en créer des propositions et générer des initiatives que seront présentées aux législateurs du Frente Amplio Progressiste afin de fortifier ce cadre de la Banque Éthique.
—Quels résultats vous avez eu jusqu'à présent ?
—Nous avons obtenu des résultats très intéressants ; notre résultat peut-être le plus important est la mise en oeuvre d'un projet de biofertilizantes dans quelques arrondissements de la Capitale. Ce projet cherche, et il commence déjà à le faire, de produire composta à travers des ordures ; le projet financé par la Banque Éthique a été présenté au Secrétariat de Développement Économique du gouvernement de la Capitale et il l’a aimé, il l'a adopté et ce projet est en processus de mise en oeuvre dans trois arrondissements. Celui-ci est le résultat concret que nous avons eu et il y a en étude d’autres projets de groupes de commerçants.
A Puebla, par exemple, ça existe une cellule égale, avec des activités qui ont à voir avec le recyclage et l'amélioration d'environnement.
—Et pour le futur ?
—Le Secrétariat doit ouvrir des nouveaux projets ; je crois qu'un projet qui est très nécessaire est celui qui informe les gens de ce que nous faisons ici, mais non seulement aux mexicains mais au public international. Je crois qu'il est important que la Communauté Internationale sache quelles sont les raisons d'exister du Gouvernement Légitime, qu’elle connaisse les propositions que nous faisons non seulement celles de mon Secrétariat mais de tout le Cabinet. À l’international ils ne savent pas ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons, et je crois qu'il est important qu'on sache qu'au Mexique il se passe des choses nouvelles dont le reste du monde n’est pas au courant.
Mon Secrétariat ne veut pas rester seulement avec le projet de Banque Sociale; nous voulons aussi développer un projet de communication hors du pays pour que le monde s'informe de ce qui se passe au Mexique.
— Pourquoi ce projet est-il important ?
Cette économie très humaine en apparence dont certains interlocuteurs se sont chargés de prôner n'est pas tellement humaine; ceci personnellement m'inquiète beaucoup, et me préoccupe l'inégalité économique qu'il y a dans le pays, mais ça m'intéresse beaucoup qu'on connaisse les attaques qu'il y a eues tels que les Réformes et les Lois qui ont été récemment approuvées ; le cas de la Loi de l'ISSSTE est un exemple de comment les travailleurs sont fortement endommagés et je crois que celles-ci sont des violations aux droits humains des travailleurs, le droit à la sécurité, le droit à la santé… elles vulnerent les classes les plus déprotégées. Je veux que ceci soit connu dans le monde entier parce que je veux qu’ils sachent ailleurs que la seule chose que le gouvernement légitime d'Andres Manuel Lopez Obrador cherche est de mener à bien une économie plus humaine, où toute les mexicains aient le droit d'être un peu heureux.
—Dans le gouvernement légitime pensez-vous qu’il puisse y avoir une répression envers le mouvement social ?
—Il y a déjà une répression, le mur informatif est une forme de répression : les moyens d’information refusent de donner voix et présence à l'opposition au Mexique, et nous sommes convaincus que cette répression va aller en augmentation au fur et à mesure que le mouvement devient plus vigoureux.
—Pourquoi ?
Parce que l'oligarchie de ce pays ne veut rien céder, absolument rien ; ils ont fabriqué une fraude électorale parce qu'ils ne sont pas disposés à céder le pouvoir avec les règles démocratiques, avec celles dont ils disent en croire ; tout n’est que apparence ici et évidemment nous craignons qu'on commence à généraliser la répression physique contre les membres du mouvement comme une manière de l'arrêter.
ISA NOTICIAS
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